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MYTHE #1 | MYTH # 1

Myth #1 Fado

Le Fado, c’est de la musique triste | Fado is sad music

🇫🇷 La réalité : Le Fado n’est pas triste — il est vrai. La saudade qu’il exprime est une émotion portugaise unique, intraduisible : une nostalgie douce-amère, un amour du passé qui n’empêche pas de vivre. On chante le Fado dans les moments de joie comme dans les moments de peine. C’est l’âme d’un peuple qui a navigué vers l’inconnu et qui en est revenu changé. Ce que ça change pour vous : La première fois que vous entendrez du Fado en live dans une petite tasca de Lisbonne ou de Coimbra, ne cherchez pas à comprendre les paroles. Fermez les yeux. Vous comprendrez autrement.

🇬🇧 The reality: Fado isn’t sad — it’s true. The saudade it expresses is a uniquely Portuguese emotion, untranslatable: a bittersweet nostalgia, a love of the past that doesn’t prevent living fully. Fado is sung in moments of joy as much as sorrow. It’s the soul of a people who sailed toward the unknown and came back forever changed. What this means for you: The first time you hear live Fado in a small Lisbon or Coimbra tasca, don’t try to understand the words. Close your eyes. You’ll understand differently.

MYTHE #2 | MYTH # 2

Myth #2 chained dog

Les Portugais traitent mal leur chiens | The Portuguese treat their dogs badly

🇫🇷 La réalité : 🇫🇷 La réalité : Cette image vient d’une époque révolue — celle de la dictature, où les chiens vivaient à l’attache ou en chenil, non par cruauté, mais parce que le chien était le système d’alarme de la famille — indispensable dans la cour, nuit et jour, pour prévenir quand la milice arrivait en douce. Une réalité de la dictature que la génération actuelle a complètement tournée la page. La génération actuelle a radicalement changé. Dans les villes, les jeunes Portugais ont des chiens de compagnie choyés, promenés, vaccinés. Le Portugal a d’ailleurs renforcé ses lois de protection animale ces dernières années. Ce que ça change pour vous : Si vous arrivez avec un animal de compagnie, vous trouverez une communauté de propriétaires d’animaux accueillante et des vétérinaires compétents — souvent francophones ou anglophones dans les zones d’expats.

🇬🇧 The reality: This image comes from a bygone era — the dictatorship years, when dogs lived chained or in kennels, not out of cruelty, but because the dog was the family’s alarm system — indispensable in the yard, night and day, to warn when the militia arrived stealthily. The current generation has changed radically. In cities, young Portuguese people have pampered pets — walked, vaccinated, loved. Portugal has also strengthened its animal protection laws in recent years. What this means for you: If you arrive with a pet, you’ll find a welcoming community of animal owners and competent vets — often French or English-speaking in expat areas.

MYTHE #3 | MYTH # 3

Myth #3 working Equitation PT

L’équitation de travail, c’est dans l’arène | Working Equitation is bullfighting

🇫🇷 La réalité : L’Equitation de Travail est née au Portugal — discipline sportive issue du travail traditionnel à cheval dans les élevages. Rien à voir avec la corrida espagnole. C’est l’art du cavalier et du cheval lusitanien travaillant ensemble avec précision et élégance. Chaque année, la région de Santarém accueille des compétitions spectaculaires qui attirent des cavaliers du monde entier. Le cheval lusitanien — l’une des plus anciennes races du monde — y est la vedette absolue. Ce que ça change pour vous : Si vous aimez les chevaux, ne manquez pas la Feira de Golegã ou les compétitions de Working Equitation. C’est un spectacle que vous ne verrez nulle part ailleurs.

🇬🇧 The reality: Working Equitation was born in Portugal — a sport rooted in traditional cattle herding on horseback. Nothing to do with Spanish bullfighting. It’s the art of horse and rider — the Lusitanian breed — working together with precision and elegance. Every year, the Santarém region hosts spectacular competitions attracting riders from around the world. The Lusitanian horse — one of the oldest breeds in the world — is the undisputed star. What this means for you: If you love horses, don’t miss the Feira de Golegã or Working Equitation competitions. It’s a spectacle you won’t find anywhere else

MYTHE #4 | MYTH # 4

Myth #4 Dame tend des légumes à son voisin

Les Portugais sont froids et réservés | The Portuguese are cold and reserved

🇫🇷 La réalité : Les Portugais ne sont pas froids — ils sont pudiques. Il y a une différence fondamentale. Là où d’autres peuples affichent leurs émotions, le Portugais les vit intérieurement. La saudade n’est pas qu’une chanson — c’est une façon d’être. Derrière cette réserve se cache une chaleur profonde, une générosité sincère et une fierté tranquille. Mais cette fierté a son revers : blessez un Portugais, et la rancune peut être tenace. Respectez-le, et vous avez un ami pour la vie. Ce que ça change pour vous : Prenez le temps. Ne confondez pas la discrétion avec le rejet. Un sourire, quelques mots de portugais même maladroits, et la glace fond instantanément.

🇬🇧 The reality: The Portuguese aren’t cold — they’re reserved. There’s a fundamental difference. Where other peoples display their emotions openly, the Portuguese live them inwardly. Saudade isn’t just a song — it’s a way of being. Behind that reserve lies deep warmth, genuine generosity and quiet pride. But that pride cuts both ways: hurt a Portuguese person, and the grudge can last. Respect them, and you have a friend for life. What this means for you: Take your time. Don’t mistake discretion for rejection. A smile, a few words of Portuguese however clumsy, and the ice melts instantly.

MYTHE #5 | MYTH # 5

Myth #5 bacalhau et pasteis

Au Portugal, on ne mange que de la morue | In Portugal, everything is codfish

🇫🇷 La réalité : Les Portugais sont des marins dans l’âme. Autrefois, ils partaient pêcher la morue dans les eaux glacées de Terre-Neuve — des mois en mer — et la salaient pour la conserver. Elle nourrissait les familles tout au long de l’année. Bien qu’on la trouve fraîche aujourd’hui, la tradition est restée gravée dans la culture, y compris la veillée de Noël. On dit qu’il existe 365 recettes de morue — une par jour de l’année. Mais la cuisine portugaise est d’une richesse insoupçonnée : fruits de mer extraordinaires, viandes grillées, fromages primés — le meilleur fromage du monde 2024 était portugais — et des vins remarquables issus de terroirs uniques. Ce que ça change pour vous : Osez sortir de la morue ! Demandez ce que le patron recommande. Vous serez rarement déçu — et souvent surpris.

🇬🇧 The reality: The Portuguese are sailors at heart. They once sailed to the icy waters of Newfoundland to fish for cod — months at sea — salting it to preserve it for the long journey home. It fed families year-round. Though fresh cod is available today, the tradition runs deep, including on Christmas Eve. They say there are 365 codfish recipes — one for every day of the year. But Portuguese cuisine is unexpectedly rich: extraordinary seafood, grilled meats, award-winning cheeses — the world’s best cheese in 2024 was Portuguese — and remarkable wines from unique terroirs. What this means for you: Be brave — go beyond the codfish! Ask what the owner recommends. You’ll rarely be disappointed — and often surprised.

MYTHE #6 | MYTH # 6

Mythe #6 famille et grand-mère

Le Portugal ne s’occupe pas bien de ses aînés | The elderly are left to fend for themselves


🇫🇷 La réalité : Les expats venant de pays nordiques s’attendent souvent à trouver le système de soins aux anciens inexistant. C’est tout le contraire. Les municipalités portugaises organisent des Centros de Apoio qui passent quotidiennement à domicile — repas livrés, aide ménagère, soins de base. Le gouvernement verse une allocation au membre de la famille qui s’occupe d’un proche dépendant. Les maisons de retraite n’accueillent que les cas les plus lourds. Le reste ? La famille. Toujours la famille.

🇬🇧 The reality: Expats from Nordic countries often expect to find a non-existent system for elderly care. Quite the opposite is true. Portuguese municipalities organize Centros de Apoio (Support Centers) that provide daily home visits—delivered meals, housekeeping assistance, and basic care. The government pays an allowance to the family member caring for a dependent relative. Nursing homes only accept the most serious cases. And for everyone else? Family. Always family.