Histoires d’expats | Expats Stories

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Racontez-nous…

Celles qui font hurler de rire, celles qui attendrissent, celles qui surprennent, celles qui énervent…
Quand les expats se rencontrent, ils échangent… des histoires d’expat et des bons plans.
Qu’on s’échange autour d’un café ou d’un Pastel de Nata, qu’on se refile parce qu’on ne va pas laisser les autres dans la panade…prenez n’importe quel groupe d’expats… ça n’arrête jamais de papoter !
On a décidé de vous en présenter quelques-unes…
Et les vôtres ? Si, si… dans le menu Contacts, il y a le formulaire qui va bien pour nous envoyer VOTRE histoire ! On vous attend ❤️

Tell us…

The ones that make you cry with laughter, the ones that melt your heart, the ones that surprise you, the ones that drive you mad… When expats meet, they swap two things: expats stories and life-saving tips.
Over a coffee and a Pastel de Nata, or just to make sure the next person doesn’t fall in a trap… pick any expats group: the chat never stops!
We decided to share a few of them with you…
And yours? Yes, yours…
In the Contacts menu, you’ll find the perfect little form to send us YOUR story!
We can’t wait ❤️



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🇫🇷 J’adore un pavé de saumon ou une entrée au saumon fumé.
Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est l’aneth frais qui les complimente, frais, délicat, pas fort mais très aromatique… vous avez compris… j’adore l’aneth !
Le saumon frais, au Portugal, pas de problème, on le trouve sur tous les étals de poissonniers. Le saumon fumé… c’est ma copine Maria qui le prépare et qui le fume, et là, ça surpasse tous les saumons fumés en plaquettes de supermarché mais bon, il faut être la copine de Maria !
Pour l’aneth, c’est une autre paire de manches.
Aneth… dill en anglais… aneto en portugais… le mot existe. Donc on pourrait penser que la plante aussi, logique…
Alors oui, l’ « aneto » existe bien… sec, en petits pots, au rayon des épices du supermarché… il ne sent rien, il ne goûte rien… c’est pas « mon » aneth.
Donc j’ai cherché au marché, en jardinerie… un p’tit pot d’aneth frais à rapporter à la maison…  Je crois bien que j’ai éclusé toute la région autour de chez nous, où il y a des marchés, des jardins, des jardineries, de vendeurs de plants, … mais pas d’aneth.
Je ne m’avoue pas vaincue, j’écume les jardineries pour trouver des graines… si je ne peux pas l’acheter sur pied, je vais le faire pousser moi-même !
Eh non… même en graines, ça n’existe pas.
Puisque nous ne sommes plus à l’époque de la diligence, je me lance sur internet. Et je trouve une graineterie bio qui vend de l’aneth bio. En Belgique. On oublie le Portugal au rayon aneth, c’est peine perdue !
Maintenant les choses vont aller très vite… je reçois mes graines, je plante… enfin, je «saupoudre» mes graines dans mon potager et… je vois mon aneth pousser comme un grand, pas à vue d’œil mais pas loin. (Et ça fait trois ans que ça se ressème tout seul !!!)
Une forêt d’aneth !
Je ne suis pas la seule à aimer l’aneth… et quand je demande aux ami/es s’ils aiment l’aneth frais, on me répond :
« Oui, on adore, mais on n’en trouve pas au Portugal… »
Alors maintenant quand les autres arrivent en invités avec une bouteille de vin, des fleurs ou une boîte de chocolats… je débarque avec un petit bouquet d’aneth fraichement cueilli.
Ne me dites pas que je suis la seule « cultivatrice d’aneth » au Portugal, quand même !

Mélissa, Alcobaça

🇬🇧 I love salmon and dill… except that… I love a nice salmon fillet or a smoked salmon appetizer.
But what I love most of all is the fresh dill that complements them—fresh, delicate, not overpowering yet very aromatic… you get the idea… I love dill! Fresh salmon in Portugal? No problem—you can find it at every fishmonger’s stall.
Smoked salmon… that’s my friend Maria who prepares and smokes it, and hers beats any supermarket-bought smoked salmon slices hands down—but then again, you have to be Maria’s friend!
As for dill, that’s a whole different story.
Dill… aneth in French… aneto in Portuguese… the word exists. So you’d think the plant does too, logically…
Well, yes, “aneto” does exist… dried, in little jars, in the spice aisle at the supermarket… it smells of nothing, it tastes of nothing… it’s not “my” dill.
So I looked at the market, at garden centers… for a little pot of fresh dill to bring home… I think I’ve scoured the entire area around our house, where there are markets, gardens, garden centers, plant sellers… but no dill.
I’m not giving up yet; I’m scouring the garden centers for seeds… if I can’t buy it as a plant, I’ll grow it myself!
Well, nope… not even as seeds—it doesn’t exist.
Since we’re no longer in the stagecoach era, I turn to the internet.
And I find an organic seed shop that sells organic dill. In Belgium. Forget about Portugal when it comes to dill—it’s a lost cause!
Now things are going to move very quickly… I receive my seeds, I plant… well, I “scatter” my seeds in my vegetable garden and… I see my dill growing like a champ, not right before my eyes but not far off. (And it’s been reseeding itself for three years now!!!)
A forest of dill!
I’m not the only one who loves dill… So I ask around — do my friends like fresh dill?
“Yes, we love it, but we can’t find any in Portugal… ”
So now when others are invited and bring a bottle of wine, some flowers, or a box of chocolates… I show up with a little bouquet of freshly picked dill. Don’t tell me I’m the only “dill grower” in Portugal, though!

Mélissa, Alcobaça

🇫🇷 Début d’automne… le chauffage de notre voiture tombe en rade. Plus de ventilation… donc plus de chauffage ni de clim. C’est une vieille Dacia de 10 ans, toujours vaillante !
Visite au garage de la concession de la marque… valise électronique… diagnostic : c’est le « bloc de ventilation » à changer… devis un peu plus de 900 euros. Aïe aïe aïe !
Ma femme me dit : tu devrais aller voir notre petit mécano d’à côté (que nous connaissons déjà, c’est un bon !). Je lui apporte la voiture le lendemain et je lui explique le verdict de « la valise ». « Donnez-moi 24h, je vais trouver une pièce d’occase, pour une voiture de cet âge, c’est OK ? Je vous appelle ». Le lendemain : « Vous pouvez récupérer votre voiture. » Il a juste regardé dans le moteur pour localiser la panne, il a vu qu’un fusible était « mort » et il l’a remplacé. Coût de la réparation : une demi-heure de main d’œuvre + le gros pourboire qu’on lui a laissé = une centaine d’euros.
Leçon retenue : au Portugal, on répare avant de remplacer, chaque fois que c’est possible !
Thierry

🇬🇧 Early autumn… our car’s heater broke down. No more ventilation… so no more heating or air conditioning. It’s an old 10-year-old Dacia, still going strong!
A visit to the dealership’s garage… electronic diagnostic scan… diagnosis: the « ventilation unit » needs replacing… quote a little over 900 euros. Ouch!
My wife said: you should go see our local mechanic (who we already know, he’s good!). I took the car to him the next day and explained the diagnosis. « Give me 24 hours, I’ll find a used part. For a car this old, is that OK? I’ll call you. » The next day: « You can pick up your car. » He just looked in the engine compartment to locate the problem, saw that a fuse was blown, and replaced it. Cost of the repair: half an hour of labor plus the generous tip we left him = about one hundred euros.
Lesson learned: in Portugal, repair before replacing, whenever possible!
Thierry

🇫🇷 Premier jour à Lisbonne, je suis perdue, je pleure dans la rue. Un vieux monsieur me tend un sac en papier : « Toma, filha, come um pastel de nata, vai ficar tudo bem. » [ Tiens, ma fille,  prends un pastel de nata, tout ira bien].Je croque. C’est chaud, c’est sucré, c’est… la vie. Deux ans plus tard j’habite encore au-dessus de la même pâtisserie.
Mary

🇬🇧 First day in Lisbon, lost and crying in the street. An old man hands me a paper bag: « Toma, filha, come um pastel de nata, vai ficar tudo bem. » [Here, girl, have a pastel de nata, everything will be alright.] I  bite. It’s warm, sweet… it’s life. Two years later I still live above the same bakery.
Mary

🇫🇷 Peu après notre arrivée au Portugal, nous avons trouvé un joli terrain de 4000 m² environ sur lequel nous souhaitions faire construire une maison.
L’agent immobilier a la prudence de faire passer un géomètre pour valider la surface du terrain qu’il trouve quand même un peu grand pour les 4000 m² annoncés. Par ailleurs, il va contacter les voisins pour valider avec eux les limites du terrain, mesure de prudence nécessaire pour éviter des contestations dans l’avenir. Surprise ! Le terrain fait plus de 6000 m² en réalité ; et puis le géomètre s’aperçoit aussi qu’il y a des pierres de bornage du terrain qui ont bougé pour faciliter le passage de son tracteur à un voisin. Une cinquantaine de m² ont ainsi été grignotés, ni vu ni conne. Donc leçon apprise : toujours faire borner ou mesurer un terrain avant d’acheter. Et faire valider les limites par les voisins à qui on demande de co-signer le plan. Notre agent immobilier s’aperçoit aussi que ce terrain appartenait à un couple de Portugais qui sont décédés depuis longtemps et qui ont, dans leur descendance, cinq enfants dont deux sont déjà décédés aussi. La famille s’agrandit de 6 petits-enfants héritiers (des adultes, pas des bébés !) Donc nous voilà avec 9 copropriétaires vendeurs.

La vente du terrain va nécessiter préalablement de faire rectifier la surface du terrain auprès du cadastre par l’entremise d’ une sollicitadora (une profession exclusivement portugaise), car l’inexactitude de la surface a contribué à abaisser les taxes foncières que ces personnes ont payé ; ils doivent s’acquitter de la différence avant de signer l’acte de vente.

Évidemment, toutes ces personnes habitent toutes aux quatre coins du Portugal, et il va donc falloir les réunir toutes ensemble, un beau jour, pour faire les deux opérations à la file, l’une au cadastre et aux finances et l’autre chez le notaire pour la vente proprement dite.
Cela a requis un certain sens de l’organisation. Mais, curieusement, tout s’est déroulé sans encombre.
Le jour dit nous nous retrouvons dans la petite étude notariale, il y a le notaire, mon mari et moi, notre avocat (légalement obligatoire, pour nous traduire l’acte car nous ne
parlons pas assez bien le portugais) et puis tous les vendeurs (plus leurs familles qui ont dû profiter de l’occasion pour se réunir !) soit, au total, une bonne vingtaine de personnes. Les plus vieux sont assis, les plus jeunes sont tous debout alignés contre le mur.
Toutes les pièces d’identité doivent être validées par le notaire les unes après les autres. Ça prend un temps fou mais on l’impression d’assister en même temps à une sympathique réunion de famille… il n’y a donc pas que les mariages et les enterrements pour servir d’occasion de retrouvailles.
L’acte lui-même, pour ce bout de terrain, ce n’est pas grand-chose, mais tout le monde doit signer. Une fois que la « paperasse » est en ordre, nous laissons la « petite famille » défiler pour sortir de la pièce et nous avons la surprise quand, l’un après l’autre, ils nous font tous la bise avec des mots gentils.
Mais, ce qui, plus tard, au moment de quitter l’étude, nous a réellement renversés, c’est que, comme les autres, le notaire et l’avocat m’ont aussi fait la bise pour dire au-revoir ! Une grande première !
Au Portugal. on n’est jamais au bout de ses surprises !
Catherine, la parisienne !

🇬🇧 Shortly after we arrived in Portugal, we found a lovely plot of around 4,000 m² on which we hoped to build a house.

Our estate agent had the good sense to bring in a surveyor to verify the surface area — he felt it seemed rather generous for the 4,000 m² advertised. He also contacted the neighbours to confirm the plot boundaries, a wise precaution to avoid future disputes. Surprise! The land turned out to be over 6,000 m² in reality. And then the surveyor noticed that several boundary stones had been moved — conveniently repositioned to allow a neighbour’s tractor to pass through. Some fifty square metres had quietly disappeared. Lesson learned: always have a plot surveyed and measured before buying. And have the neighbours co-sign the boundary plan.

Our estate agent also discovered that the land had belonged to a Portuguese couple who had passed away long ago, leaving behind five children — two of whom had also since died. Their six adult grandchildren were therefore co-heirs. So there we were, facing nine co-owners on the selling side.
Before the sale could go ahead, the plot’s surface area first had to be corrected at the land registry, through a solicitadora — a profession that exists only in Portugal. The discrepancy in size had kept the property taxes artificially low over the years; the heirs would need to settle the difference before signing the deed.
Naturally, all these people lived scattered across the four corners of Portugal. Gathering them all together on a single day required a certain talent for organisation. And yet, curiously, everything went without a hitch.
On the appointed day, we found ourselves in the small notary’s office: the notary, my husband and I, our lawyer (legally required to translate the deed, since our Portuguese wasn’t quite up to the task), and all the vendors — plus their families, who had clearly seized the opportunity for a reunion. Twenty people in total. The older ones seated, the younger ones standing in a line against the wall.
Every identity document had to be verified by the notary, one by one. It took forever — but it felt strangely like attending a rather lovely family gathering. Apparently, it’s not only weddings and funerals that bring the Portuguese together.
The deed itself, for this modest patch of land, wasn’t particularly complex — but everyone had to sign. Once the paperwork was finally in order, we stood back and let the « little family » file out of the room. One by one, to our great surprise, each of them kissed us on both cheeks and said a few kind words.
But what truly floored us — later, as we were leaving the office — was that the notary and the lawyer did exactly the same. A goodbye kiss. Just like that.
In Portugal, you are never quite done being surprised.

Catherine, from Paris

🇫🇷 On a quitté Bordeaux avec la voiture chargée comme une bourrique… À peine sortis du parking : deux arcs-en-ciel. On arrive au Portugal après 1 200 km : un splendide double arc-en-ciel nous accueille dans notre village d’adoption. Autant dire qu’on a tout de suite su qu’on avait pris la bonne décision. Tout a une raison d’être. La synchronicité nous a fait un gros clin d’œil : « Bien joué ! » Ce n’est pas de la voyance… c’est de la physique quantique. Mais bon, on est un peu spéciaux… ou pas ?
Sophie

🇬🇧 We left Bordeaux with the car packed to the roof… Two minutes after leaving the car park: two rainbows. We arrive in Portugal: a magnificent double rainbow welcomes us. We instantly knew we had made the right decision. Everything happens for a reason. Synchronicity gave us a huge wink: “Well done!” It’s not fortune-telling… it’s quantum physics. Yeah, we’re a bit special… or maybe not?
Sophie

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